Le traitement du son est, bien entendu, un élément fondamental dans l’élaboration d’un spectacle musical.

En commençant notre travail sur «les indifférents», il nous est apparu qu’il était nécessaire de dépasser une approche purement technique afin de s’emparer véritablement de «l’espace sonore» et d’en faire, au même titre que la scénographie, la lumière ou la vidéo, un outil au service de la dramaturgie.

Dans «les indifférents» la musique est toujours «réactive», elle surgit pour exprimer l’inconscient, les pensées inavouables ou encore l’émotion inexprimable des protagonistes en réaction à la situation concrète à laquelle ils sont confrontés. Elle est l’expression théâtrale de leur intimité. Aussi nous nous attacherons à ce que le traitement de la voie chantée en conserve le caractère «humain» et incarné. La balance devra mettre en valeur le grain de la voix, ses aspérités, ses différences et devra se garder de recourir à trop de sophistication et d’effets.

A l’inverse, l’espace sonore en dehors des parties chantées devra être extrêmement élaboré afin de rendre de manière troublante le bourdonnement urbain qui entoure nos personnages. En travaillant avec précision sur les seuils de perception du public, nous utiliserons toutes les techniques à notre portée (nappes, bruitages complexes, déformation de la voix parlée, travail sur l’acoustique) non seulement pour renforcer la sensation de réalité mais surtout pour imprimer aux différentes scènes une couleur, une ambiance particulière, en relation directe avec la situation des personnages.

RetourLes_Indifferents.htmlLes_Indifferents.htmlshapeimage_2_link_0